L’art d’être un sac à merde

Après plus d’une année d’absence je reviens vers vous. « Pourquoi ?  » me direz vous. Parce qu’il m’appartient de vous enseigner le noble art, que dis-je l’expression artistique autoproclamée, d’être un sac à merde.

Encore une fois un pourquoi semble s’imposer à vos lèvres au fil de cette lecture. Qui oserait nous enseigner comment être un sac à merde, nous sommes des gens bien nous ?

Et bien non mes amis, vous n’êtes pas des gens bien, vous êtes des sacs à merde en devenir. Voilà, c’est dit. Vous êtes en plein remplissage excrémentiel. Une activité à plein temps, qui vous accapare sans même que vous vous en rendiez compte. Que vous soyez philosophe ou animateur d’un débat sur la pertinence des propos de Nabila (on m’informe d’ailleurs que ces débats on remplacé la pasteurisation dans beaucoup d’usines tant ils sont stériles), vous allez devenir un sac à merde.

« Mais ça suffit de nous insulter, grossier personnage obtus à l’égo sans autre faille que l’immense impertinence dont vous faîtes preuve » auriez-vous envie de me jeter à la figure. Comme je vous comprend. D’autant plus que si vous êtes là c’est sans doute pour le Fravimal. Noble personnage, lui-même attestant du titre de Grand Chancelier Des Outres En Coton Tressé Destinées à Accueillir des Déjection Humaines Ou Animales, abrégé en GCDOECTDADHOA (on comprend mieux dès lors l’emploi du terme « Sac A Merde », qui réduit quand même sérieusement les initiales de notre cher Fravimal ).

Donc le dit GCSAM , m’a chargé (pas personnellement, il a transmis à tous ses intendants) de vous enseigner l’art d’êtres des sac merdes.

Etape Une :

–       Ne pas être tolérant avec la connerie d’autrui. En gros, le moindre mec qui prononce SWAG, Nabila, Créationnisme, Belieber, Twilight, Gangsta Rap, dans un rayon d’un kilomètre ou pire sur internet, doit subir votre courroux.

–       Versez un peu du contenu de vous-même sur les autres. AH, je vois dans la salle quelques que regards qui s’éveillent. Attention ! Sortez vos mains de vos pantalons les pervers je ne parle pas de ce contenu là. Vous êtes des sacs à merde, chiez un peu sur les gens. Non les scatophiles, pas au sens littéral ! Par exemple dites que vous ne voulez pas que les gens aient des droits (messieurs les catholiques d’extrême droite anti-mariage gay vous n’avez rien à changer à ce niveau là, vous êtes presque au top, juste derrière la corée du nord), ou encore que le yoga est satanique (amis Evangélistes bonjour). Bref il faut qu’un flot continu d’excrément plus ou moins solide s’écoule de votre orifice buccal. Si vous manquez d’inspiration regardez donc une interview ou deux de Christine Boutin.

 

Voilà pour l’étape une ! L’étape deux suivra sous peu, rassurez-vous

Le pourquoi du comment

Choix lexicalement judicieux n’est-ce pas ? Un titre qui appelle à une question, laquelle ne saurait rester sans réponse. Et des questions, vous allez vous en poser, croyez-moi.

Alors commençons par le pourquoi, si cela ne vous concasse guère les noix ou tout autre fruit sec qui vous est proche. Le pourquoi est simple, il tient en mot, d’une banalité surprenante me direz-vous jeunes plaisantins ? NON ! Car derrière ce mot ce cache une histoire, devenue une légende puis un mythe avant de sombrer dans les limbes de l’inconscient collectif. Avouez que ce n’est pas rien tout de même. Aperçois-je un élan de curiosité ? Ce mot vous le connaissez tous pourtant, mais tel Peter Pan vous l’avez oublié en quittant le pays imaginaire et les enfants perdus (à ne pas confondre avec la cave à crack de DoDo la Saumure quand il y promène Kiki son singe héroïnomane). Bon je cède, j’abdique, je me rend et vous libère de ce joug d’ignorance dans lequel vous vous engoncez depuis le début de votre lecture. Ce mot qui enflamme tous les correcteurs orthographique malgré son existence authentique (coïncidence ? Je ne crois pas), je vous l’avoue. Ce mot donc (c’est fou ce que je me laisse distraire hein),  c’est : Fravimal.